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TITRE : MALADIES A PRIONS ET TRANSFUSION : LES EXPERTS RESTENT RESERVES SUR
LES RISQUES ENCOURUS
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BERLIN, 1er décembre (APM-Reuters) - Les participants à la
7ème rencontre internationale des associations européennes
de fractionnement plasmatique (EPFA) et des protéines plasmatiques
(PPTA) à Berlin, se sont montrés relativement réservés
sur les risques effectifs de transmission des encéphalopathies
spongiformes transmissibles (EST), particulièrement le nouveau variant
de maladie de Creutzfeldt-Jakob (nvMCJ), par les produits de transfusion.
Quant à leur infectiosité par le biais des produits de transfusion,
Bruce Evatt, directeur de la Fédération mondiale des
hémophiles (WFH), au Canada, interrogé par l'APM, a estimé
qu'"à vrai dire, on n'en sait rien pour le moment".
"On comprend à peine comment les bovins continuent de s'infecter
malgré les dispositions prises. On ne sait pas si la transmission
verticale, de la mère à l'enfant, existe. Les connaissances
sont encore beaucoup plus minces dans le cas des produits sanguins", a-t-il
expliqué.
Sur un tableau des différents risques de décès, Bruce
Evatt a montré que le risque de mourir d'un accident de moto est de 1 sur 50.
Ce risque est de 1/200 dans le cas de la consommation de deux paquets de
tabac par jour, de 1/12.500 pour une leucémie, de 1/43.000 pour le
ski, de 1/50.000 pour la pilule contraceptive , de 1/500.000 pour le VIH
transmis par le sang, et de "?" pour la MCJ. Il est à noter toutefois
que ce "?" est placé en bas de la liste.
Le Dr van Aken, directeur du Centre néerlandais de transfusion sanguine
(CLB), est même allé plus loin en reconnaissant que les
critères actuels de sélection du don de sang appliqués
dans certains pays résultent "plus d'une mesure psychologique
d'appaisement collectif, que d'une estimation scientifique du risque
réellement évité".
Selon ces critères, en vigueur aux Etats-Unis, au Canada et en Allemagne,
les personnes ayant résidé plus de six mois dans un pays à
forte endémie d'ESB, notamment le Royaume-Uni, sont exclues du don
de sang, rappelle-t-on.
PURIFICATION PAR PRECIPITATION
Au cours de la rencontre, Steve Petteway, chercheur chez Bayer Corporation,
la filiale américaine du groupe allemand, a présenté
des travaux pour mettre au point une méthode de séparation
spécifique des protéines prions modifiées responsables
des EST.
La précipitation, notamment saline, semble être une méthode
efficace pour éliminer ces agents au cours de la purification des
produits de transfusion.
Dans le cas des prions causant l'EST du hamster, la précipitation
saline a entraîné une baisse de plus de 4 log par étape,
par rapport à la concentration initiale en prions anormaux.
A titre de comparaison, Steve Petteway a mentionné la
cryoprécipitation, méthode pour laquelle le grade de purification
est resté limité à 1 log par étape.
L'équipe de Bayer Corp. a constaté que le rendement de la
précipitation -mise en évidence par western blot- corrèle
effectivement avec une baisse de l'infectiosité -quantifiée
par essais sur l'animal-.
Des résultats similaires ont été obtenus avec les prions
de la scrapie (mouton).
Des essais avec les prions de la MCJ ont confirmé que les observations
faites sur l'animal sont transposables à l'homme, a précisé
Steve Petteway.
En réponse à l'une des questions posées, il a
évoqué une étude de son concurrent Aventis, selon laquelle
le facteur d'élimination des prions augmente avec le nombre d'étapes
de purification.
ap/fb/APM-Reuters RCDL1005 01/12/2000 19:46 ACTU VIP
SUJET : ESB ALLEMAGNE EUROPE DEPISTAGE FARINE ETIQUETAGE MCJ
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TITRE : L'ALLEMAGNE FAIT FEU DE TOUS BOIS CONTRE L'ESB
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BERLIN, 1er décembre (APM-Reuters) - Jörg-Dietrich Hoppe, le
président de l'Ordre des médecins allemands, a appelé
les responsables politiques européens à harmoniser, au cours
de la prochaine rencontre au sommet à Nice, leurs stratégies
de lutte contre la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine
(ESB) en Union européenne.
"Le gouvernement allemand doit tout mettre en oeuvre pour que les mesures
prises individuellement par chaque Etat-membre soient accompagnées
de solutions européennes. A l'heure du marché agricole commun,
les dispositions limitées à une nation seulement n'offrent
aucune garantie de sécurité à long terme. La protection
du consommateur devrait obtenir la priorité absolue dans toute
décision concernant l'ESB", a déclaré Jörg-Dietrich Hoppe.
Le président de l'Ordre des médecins allemands rappelle plaider
depuis 1996 pour des "dispositions globales indépendantes des contraintes
économiques" pour contrecarrer la propagation de l'ESB en Europe.
L'appel de Jörg-Dietrich Hoppe fait suite à la découverte,
il y a une semaine, de deux cas d'ESB en Allemagne, l'un, originaire de
Saxe-Anhalt, ayant été élevé aux Açores
(Portugal) et l'autre, une vache, provenant du Schleswig-Holstein.
Dans ce dernier cas, des tests faits sur l'ensemble des 169 bêtes du
cheptel concerné se sont tous avérés négatifs.
Le statut du veau né de cette vache n'était pas encore
déterminé ce vendredi en fin d'après-midi, indique-t-on
au service de presse du gouvernement régional du Schleswig-Holstein (Kiel).
Comme l'utilisation de farines animales auprès de ruminants est interdite
outre-Rhin depuis 1994, les chercheurs tentent maintenant de trouver
d'éventuelles sources de l'infection au niveau du sol, poursuit cette
porte-parole.
Malgré les règlements, des contrôles menés en
Rhénanie-Palatinat (Coblence) viennent de révéler la
présence de farines animales dans de la nourriture pour veaux, rapporte
la presse allemande.
La ministre de la Santé, Andrea Fischer, a obligé par décret
d'urgence qu'à partir de lundi "tout bovin de plus de trente mois
abattu soit testé sur la présence d'ESB", ce qui représente
un cheptel d'environ 1,6 million de bêtes.
Dans un communiqué, la ministre "salue" les initiatives qui
étendraient le dépistage aux animaux de moins de 30 mois.
"Ces mesures améliorent non seulement la connaissance sur l'étendue
de l'ESB en Allemagne, mais aussi la protection du consommateur", ajoute-t-elle.
Ceci "justifie" que les coûts afférents soient, au moins en
partie, portés par le consommateur, estime Andrea Fischer, qui plaide
pour "abandonner l'élevage industriel".
Dans la foulée, l'Institut fédéral pour la protection
des consommateurs (BgVV) recommande à ceux qui ne veulent courir
aucun risque de suspendre toute consommation de viande ou de charcuterie
à base de produits bovins.
Les précautions valent aussi pour le mouton, mais pas pour le porc,
la volaille et le poisson, qui sont considérés comme "sûrs".
Sont également classés "hors risques d'infection" les produits
laitiers, la viande bovine rouge, les aliments pour nourrisson contenant
de la viande bovine, la gélatine, les médicaments et les
cosmétiques.
LE BUNDESRAT VEUT UNE PLAINTE DEVANT LA COUR EUROPEENNE DE
JUSTICE
Pour le Bundesrat (Conseil des régions), toutes ces dispositions auraient
pu avoir été mises en place depuis longtemps si la Commission
européenne n'avait pas ignoré les initiatives des pouvoirs
publics allemands.
Les critiques du Bundesrat concernent notamment la suppression en 1998 de
l'embargo d'importation de viande bovine britannique, contre laquelle le
gouvernement allemand s'était fermement opposé.
Aussi, c'est pour "inaptitude" à gérer la crise, que le
gouvernement allemand devrait protester contre la Commission européenne
devant la Cour européenne de justice, estime le Bundesrat dans un
communiqué.
ap/fb/APM-Reuters RCDL1004 01/12/2000 19:37 ACTU
SUJET : EUROPE SECURITE ALIMENTAIRE ESB SANTE PUBLIQUE FRANCE
TITRE : L'AUTORITE EUROPEENNE POUR LA SECURITE ALIMENTAIRE DEVRAIT VOIR LE
JOUR EN JANVIER 2002, SELON LA COMMISSION EUROPEENNE
BRUXELLES, PARIS, 9 novembre (APM-Reuters) - La nouvelle autorité
européenne pour la sécurité alimentaire devrait voir
le jour en janvier 2002, selon les prévisions de la Commission
européenne, a-t-on appris jeudi de source communautaire.
"Etant donné que la création de cette nouvelle autorité,
qui est proposée par la Commission, doit être approuvée
par le Conseil et le Parlement européens en co-décision, nous
prévoyons une première lecture en mai 2001, une position commune
en septembre, suivie d'une deuxième lecture probablement en novembre",
indique à l'APM, une source proche du dossier.
"L'adoption finale par le Conseil et le Parlement devrait avoir lieu en janvier
2002, dans le meilleur des cas."
La date-butoir à partir de laquelle l'autorité devra être
opérationnelle a été fixée par la Commission
au premier janvier 2003, précise-t-on de même source.
Le commissaire européen chargé de la santé et de la
protection des consommateurs, David Byrne, a annoncé mercredi une
proposition de la Commission visant à créer une nouvelle agence
scientifique indépendante, l'Autorité européenne pour
la sécurité alimentaire, qui devrait contribuer à restorer
la confiance des consommateurs européens, mise à mal actuellement
par la très médiatisée "crise de la vache folle".
"La nouvelle autorité aura une mission de conseil scientifique et
d'information auprès des consommateurs. Elle comprendra huit panels
d'experts scientifiques -l'un d'eux devrait être consacré notamment
à l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)- et un comité
scientifique directeur, qui chapeautera le travail des différents
groupes", indique la source communautaire.
"Contrairement à la Food and Drug Administration (FDA) américaine,
l'autorité européenne n'aura pas de pouvoir législatif,
mais soumettra ses avis à la Commission, à qui il reviendra
de prendre les décisions".
Par ailleurs, l'autorité travaillera étroitement avec les instances
nationales, telles que l'Agence française de sécurité
sanitaire des aliments (AFSSA), et en cas de litiges entre deux instances
de deux pays-membres différents, l'autorité pourra être
saisie pour arbitrer le litige, toujours selon la même source.
FARINES : DAVID BYRNE SOUHAITE UNE RELLE APPLICATION DE L'INTERDICTION
Par ailleurs, le commissaire européen David Byrne, après avoir
présenté le projet de cette autorité de sécurité
alimentaire mercredi à Bruxelles, s'est rendu à Paris jeudi,
afin d'être auditionné par la Commission des Affaires
étrangères de l'Assemblée nationale, en raison de la
crise de la vache folle.
"Ce que je voudrais voir, c'est une mise en oeuvre complète et rigoureuse
de l'interdiction pour ce qui est des farines animales dans l'alimentation
des bovins", a-t-il déclaré à l'issue de son audition.
Selon lui, la législation communautaire et française sur l'ESB
"est bonne si elle est mise en oeuvre correctement et si les mesures qui
existent sont mises en application comme il le faut", tout en soulignant
que "le niveau de l'ESB est relativement faible" en France.
David Byrne avait estimé mercredi à Bruxelles, dans la foulée
de son annonce sur la nouvelle autorité de sécurité
alimentaire européenne, qu'il n'y avait pas à céder
à la panique, au moment où l'inquiétude semble gagner
la population française.
En outre, le commissaire européen s'est interrogé sur la
proposition de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants
agricoles (FNSEA) d'éliminer progressivement en France tous les bovins
nés avant le 15 juillet 1996.
"C'est une opération gigantesque avec un coût élevé
et avec le risque d'avoir des résultats minimes", a-t-il
déclaré, précisant cependant que la Commission examinerait
cette proposition "si elle est maintenue et retenue" par le gouvernement
français.
(pw/epi/sl/APM-Reuters PWDK9004 09/11/2000 17:29 ACTU)
SUJET : VACHE FOLLE ESB MCJ LIEN
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TITRE : LE LIEN ENTRE VACHE FOLLE ET NOUVEAU VARIANT DE MCJ TOUJOURS NON
PROUVE EPIDEMIOLOGIQUEMENT DE FACON FORMELLE
LONDRES, 6 novembre (APM-Reuters) - Il n'y a toujours pas de de preuve
épidémiologique formelle que la consommation de boeuf constitue
un facteur de risque de développer le nouveau variant de la maladie
de Creutzfeldt-Jakob, une étude cas-contrôle réalisée
au Royaume-Uni par l'Unité de surveillance nationale de la MCJ à
Edimbourg n'ayant pu apporter de confirmation de cette hypothèse.
A l'heure actuelle, l'hypothèse -admise par tous- que le nvMCJ
résulte de la consommation de viande venant d'un animal souffrant
d'ESB est appuyée sur le fait que la quasi-totalité des cas
humains sont survenus au Royaume-Uni, pays majoritairement touché
par l'ESB, et par un certain nombre de données expérimentales,
mais il n'y a toujours pas de preuve formelle, rappelle-t-on.
L'étude qui comparait 51 personnes décédées de
nvMCJ avant la fin 1999, et des contrôles aux caractéristiques
similaires (excepté l'absence de maladie), n'a pas non plus permis
de mettre en évidence une augmentation du risque de nvMCJ avec des
antécédents de chirurgie, de transfusion ou avec une activité
professionnelle. Elle suggère en revanche une possible différence
de risque entre le nord et le sud de la Grande-Bretagne, mais sur laquelle
les chercheurs restent prudents.
Mais "la puissance de cette étude cas-contrôle est limitée
par le petit nombre de cas et de contrôles", estiment les chercheurs
dans le rapport annuel de l'unité de surveillance de la MCJ.
"Pour certains facteurs de risque putatifs, comme la transfusion sanguine
ou la chirurgie, il faudra des années avant qu'une évaluation
valable du risque puisse être faite, en raison d'une période
d'incubation probablement prolongée".
Concernant la viande, pratiquement tous les cas et les contrôles avaient
mangé du boeuf, des saucisses, de la viande hâchée et
des tourtes à la viande.
Bien que les cas semblaient manger plus de boeuf que les contrôles,
ce n'était pas statistiquement significatif. Et il n'y avait pas de
différence de consommation de viande hâchée, de tourtes
à la viande et de saucisses.
Respectivement 61% des malades et 70% des contrôles avaient subi des
opérations chirurgicales dans le passé, et il n'y avait pas
de différence de fréquence d'amygdalectomie et d'appendicectomie.
Quatorze cas avaient travaillé dans l'industrie de la restauration
contre 5 chez les contrôles, mais cette différence n'est pas
statistiquement significative. Quatre cas avaient travaillé dans
l'industrie de la viande contre 2 contrôles, ce qui n'est pas non plus
différent, et 3 personnes dans chaque groupe étaient dans une
profession médicale ou liée à la médecine.
Concernant l'origine géographique des cas, l'incidence de la maladie
est de 2,57 cas par million d'habitants dans le nord de l'Angleterre et l'Ecosse,
contre 1,3 par million dans le sud, suggérant qu'il y aurait un effet
de la géographie.
"Des analyses supplémentaires sont en cours pour déterminer
s'il peut y avoir des différences régionales d'exposition aux
facteurs de risque putatifs, dont l'exposition alimentaire", indiquent les
chercheurs.
"Mais les différences apparentes d'incidence du nvMCJ entre le nord
et le sud du pays devraient être traitées avec prudence, en
raison de l'absence d'hypothèse a priori et du faible nombre de cas
sur lesquels cette observation est basée", ajoutent-ils.
Finalement, les particularités dont on est sûr pour le nvMCJ
sont l'âge [28 ans en médiane pour l'apparition de la maladie
et 29 ans pour le décès, alors que la MCJ "normale" survient
chez les sujets âgés] et le facteur génétique:
l'homozygotie pour le codon méthionine en position 129 du gène
du prion a été identifiée chez 49 des 51 cas de nvMCJ
étudiés.
En position 129, le gène du prion peut normalement coder soit pour
methionine soit pour valine, et les individus peuvent donc être homozygotes
méthionine-méthionine, homozygotes valine-valine ou
hétérozygotes méthionine-valine. Alors que dans la
population générale moins de la moitié des personnes
sont méthionine-méthionine, c'est la cas de la quasi-totalité
des nvMCJ, montrant que ce génotype doit favoriser le développement
de la maladie.
(rw/fb/sl/APM-Reuters FBDK6003 06/11/2000 17:53 ACTU)
SUJET : CREUTZFELDT-JAKOB DIAGNOSTIC BONNE PRATIQUES DECLARATION
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TITRE : LES NOUVEAUX CAS DE MALADIE DE CREUTZFELDT-JAKOB PROBABLES OU CERTAINS
SERONT PUBLIES AU BEH
PARIS, 3 novembre (APM-Reuters) - Les nouveaux cas de maladie de
Creutzfeldt-Jakob - aussi bien du nouveau variant que des cas "classiques"
de cette maladie survenant chez les personnes âgées - seront
dans l'avenir publiés dans le Bulletin épidémiologique
hebdomadaire (BEH) comme les autres maladies à déclaration
obligatoire.
"Nous sommes en train de conduire une réflexion pour publier les cas
probables et avérés de MCJ 'habituelle' et de nouveau variant
de MCJ dans le BEH", indique la Secrétaire d'Etat à la Santé
et aux Handicapés Dominique Gillot, dans un entretien avec l'APM.
La MCJ est une maladie à déclaration obligatoire. Toutefois,
jusqu'à présent, ces cas n'étaient pas publiés
régulièrement dans le BEH, comme le sont d'autres maladies
comme le Sida, rappelle-t-on. Seuls de bilans étaient épisodiquement
publiés.
L'objectif de la publication des cas certains, mais aussi des cas
considérés comme probables - chez des malades encore vivants
-, est d'avoir une "transparence complète", commente Dominique Gillot.
Cela permettra en particulier "d'éviter d'avoir des rumeurs, dues
à des assimilations entre les cas sporadiques de MCJ [survenant
généralement chez des personnes âgées, ndr] et
le nouveau variant de la MCJ", lié à la maladie de la vache
folle.
La publication des cas se fera "dans le respect de l'anonymat, quand les
personnes sont encore en vie", insiste la ministre, soulignant également
l'importance de mesures visant à accompagner les familles de malades.
UN GUIDE DE BONNES PRATIQUES POUR LES NEUROLOGUES
Par ailleurs, les services du ministère travaillent à
l'élaboration de guides de bonnes pratiques pour le diagnostic de
cette maladie, destinés aux équipes de neurologie.
"Il s'agit d'une maladie rare, mais il y a une préoccupation grandissante
pour cette maladie", comme en témoigne "l'augmentation du nombre de
cas déclarés, suggérant qu'auparavant un certain nombre
de cas étaient ignorés, et confondus avec des maladies
dégénératives liées à l'âge", souligne
Dominique Gillot.
L'objectif d'un guide de bonnes pratiques, dont l'élaboration débute
à la DGS et à l'ANAES, est de "préparer les équipes
spécialisées à ce diagnostic ainsi qu'à l'annonce
aux familles".
(fb/san/APM-Reuters FBDK3005 03/11/2000 20:09 ACTU SNC)
- SUJET : GB ESB CREUTZFELDT-JAKOB DECES NEURO
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TITRE : LA DEMENCE SENILE POURRAIT MASQUER DES CAS DU NOUVEAU VARIANT DE
LA MALADIE DE CREUTZFELDT-JAKOB
LONDRES, 30 octobre (APM-Reuters) - La découverte récente du
décès d'un Britannique de 74 ans de la forme humaine de
l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) soulève des questions
sur le fait que des personnes atteintes de démence sénile
pourraient être en fait touchées par le nouveau variant de la
maladie de Creutzfeldt-Jakob (nvMCJ), a déclaré lundi un expert
gouvernemental britannique.
"Cela augmente effectivement le risque d'avoir manqué des cas", a
reconnu le Pr Peter Smith, président du Comité consultatif
sur l'encéphalopathie spongiforme, au cours d'une interview accordée
à l'APM.
Bien que l'homme de 74 ans du North Yorkshire soit en fait
décédé l'année dernière, les médecins
n'ont révélé que récemment les détails
concernant son décès après en avoir d'abord
référé à l'unité de surveillance nationale
de la MCJ à Edimbourg.
Ce cas a été rendu public samedi, et il a conduit l'expert
Roy Anderson à revoir à la hausse ses estimations sur l'ampleur
d'une éventuelle épidémie du nouveau variant de la MCJ,
rappelle-t-on.
Jusqu'à présent, la victime la plus âgée de la
nvMCJ était un homme de 55 ans et la plupart des autres cas concernent
des personnes bien plus jeunes, voire des adolescents supposés être
les plus à risque en raison de leur alimentation ou parce que les
jeunes seraient plus sensibles à l'infection que les adultes.
Le Pr Smith a indiqué qu'il n'était pas sûr du diagnostic
initial dans le cas du vieillard, mais qu'il existe des similarités
entre les symptômes du nvMCJ et ceux de la démence sénile.
"Nous savons que la démence sénile est assez fréquente
chez les personnes âgées, mais seule une faible proportion de
personnes décédant de démence sénile font l'objet
d'une autopsie qui permettrait d'établir ou non le diagnostic du nvMCJ",
a-t-il poursuivi.
"Ce cas particulier était suffisamment inhabituel pour inciter les
équipes à demander une autopsie", a-t-il précisé.
Toutefois, "je ne pense pas qu'aucune augmentation particulière de
l'incidence des démences séniles ne coïncide avec
l'épidémie d'ESB. Si certains de ces cas étaient des
nouveaux variants de la MCJ, cela ne concernerait qu'une faible proportion
des cas de démences séniles", a estimé l'expert.
Quelque 10% des personnes de plus de 65 ans et 20% des plus de 75 ans
sont affectées à différents degrés de démences.
La plupart des cas sont causés par une maladie
cérébrovasculaire ou par la maladie d'Alzheimer.
( rw/sl/san/APM-Reuters SLDJU006 30/10/2000 18:47 ACTU SNC) |