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Guide pratique : Les urgences
Hémorragie:

L'hémorragie est caractérisée par un saignement important causé par la rupture d'un vaisseau sanguin majeur. Elle peut être externe ou interne.

L'hémorragie externe est visible puisque le sang s'écoule par une plaie localisée à la surface du corps. Toute hémorragie externe abondante ou continue doit être arrêtée rapidement. Quant a l'hémorragie interne, elle n'est evidemment pas visible. Cependant, l'accident qui l'a provoquée et les signes qui se manifestent en pareil cas peuvent permettre de la déterminer.
Une perte abondante de sang peut entrainer l'etat de choc, situation ou l'approvisionnement en sang des cellules et des organes est compromis.
En cas de blessure grave, surtout s'il y a saignement abondant, le secouriste doit faire en sorte que celui-ci soit maitrisé et qu'il y ait un bon retour du sang des membres inferieurs vers le coeur et la tete.

  • Hémorragie externe

  • L'hémorragie sera plus ou moins abondante selon la grosseur et la fonction du vaisseau (artère ou veine) qui est rompu.
    L'organisme dispose d'un mécanisme perfectionne pour controler le saignement. En effet, les vaisseaux ont la propriété de se contracter pour diminuer le passage du sang et permettre la formation de caillots qui agissent comme des bouchons. Ce mécanisme est d'autant plus efficace que le vaisseau est petit. De manière générale, cependant, la rupture d'un gros vaisseau exige l'intervention immediate du secouriste afin de controler le saignement le plus rapidement possible par la compression directe.
    Lorsque la compression est efficace, il y a arrêt de l'hémorragie, ce qui ne signifie toutefois pas qu'il n'y a absolument plus de sang qui s'écoule.
    • Quoi faire ?


    • 1. Appeler l'ambulance.
      2. Repérer la plaie.
      3. Appliquer une pression directe. La pression directe se fait sur la plaie avec les doigts, la paume ou une compresse, de facon à écraser ou a comprimer fortement le vaisseau qui saigne. Si le secouriste dispose d'une paire de gants, il doit les porter.





    • Si l'on dispose du matériel approprié

    • - Poser un pansement compressif sur la plaie et nouer les bandes fermement de facon à maintenir la compression.


      - Ou encore, mettre des compresses de gaze sur la plaie (se servir au besoin d'un tissu absorbant propre) et nouer fermement à l'aide d'une bande de gaze.



    • Si l'on ne dispose pas du matériel approprié


    • - Exercer la compression directe avec la main sans arrêt jusqu'à ce que le saignement cesse, pour permettre la formation d'un caillot. Relacher afin de vérifier si le saignement s'est arrête. Sinon, continuer à comprimer jusqu'à l'arrivée des techniciens ambulanciers.

    • En cas d'hémorragie au cou ou à l'aîne


    • La rupture d'un gros vaisseau sanguin situé au cou ou à l'aine entraine toujours une hémorragie d'une extrême gravité, pouvant causer la mort en quelques secondes.

    • Plaie au cou


    • - En évitant d'appuyer sur la trachée pour ne pas bloquer la respiration, écraser fermement avec le pouce l'artere qui longe la trachée ou tout autre gros vaisseau rompu.
      - Comprimer le plus près possible du point de rupture, entre la plaie et le coeur. Ne jamais comprimer les vaisseaux du cou en cas de saignement au visage ou a la tête.


    • Plaie à l'aîne

    • - Ecraser le plus fortement possible avec le poing l'artère rompue.
      - Comprimer le plus près possible du point de rupture, entre la plaie et le coeur.
      4. Lever le membre.
      5. Installer la victime en position de repos (assise ou couchée).
      6. Surveiller les signes et les symptômes de l'état de choc.
      7. Attendre l'ambulance.

      Note. - Lorsque le secouriste est seul, il doit contrôler l'hémorragie avant d'aller appeler l'ambulance.

    • Mise en garde


    • Ne jamais appliquer d'ouate directement sur une plaie; les fibres de cette matière collent à la plaie et risquent de favoriser l'infection.
      Même si le pansement est imbibe de sang, le laisser en place afin de ne pas déplacer le caillot en formation. Ajouter plutot un autre pansement par-dessus le premier ou appuyer fermement avec la paume afin d'augmenter la pression sur le vaisseau qui saigne.
      Eviter de trop serrer, le sang doit pouvoir circuler dans le membre. Si le bout des doigts ou des orteils est froid, engourdi ou prend une coloration blanche ou bleutée, c'est que le bandage bloque la circulation. Dans ce cas, relacher un peu la tension.
      Avant et après avoir fait le bandage, vérifier la circulation et la coloration de la peau.
    • Compression indirecte


    • Si le secouriste a de la difficulté à arrêter un saignement
      abondant, il peut, en plus d'exercer une pression directe, faire une pression indirecte en faisant un point de pression sur l'artère située entre la plaie et le coeur.
      Les points de pression sont situés à l'aine (artère fémorale) et au bras (artère brachiale).
      Cette pression sur l'artère qui amène le sang vers la plaie aura pour effet de diminuer la pression sanguine et de favoriser la coagulation du sang.
    • hémorragie lors du sectionnement (amputation) d'un membre


    • Procéder comme pour tout autre type d'hémorragie externe en suivant les étapes ©£ a ¨¬ décrites précédemment.
    • Conservation du ou des segments amputés


    • Quoi faire ?


    • 1. Envelopper le ou les segments sectionnés dans de la gaze stérile. A defaut, utiliser un linge propre.
      2. Placer ensuite le tout dans un sac de plastique propre et étanche (imperméable).
      3. Placer ce sac dans un deuxième sac ou dans un récipient contenant de la glace. La glace permet une meilleure conservation des tissus; elle ne doit cependant pas entrer en contact direct avec les tissus qui pourraient subir un dommage par le gel.


      4. Indiquer sur le sac l'heure et la minute de l'accident.
      Note. - Ces étapes sont importantes à suivre surtout pour un trajet vers l'hôpital qui durera longtemps. Lorsque le trajet est court, s'assurer que le ou les segments sont au moins couverts de gaze stérile (ne pas perdre de temps à chercher de la glace).
    • Application d'un garrot (tourniquet)


    • Mise en garde


    • L'application du garrot n'est justifiée que dans le but de sauver la vie et lorsque toutes les autres techniques de contrôle de l'hémorragie mortelle ont echoué.
      Il ne faut jamais relâcher la tension d'un garrot appliqué sur un membre complètement amputé.
    • Le garrot s'applique uniquement dans les cas suivants :


    • - lorsque le saignement n'a pu être maitrisé par la compression directe;
      - lorsque le secouriste doit effectuer en priorité la réanimation de la personne ou faire d'autres gestes d'extrême urgence.
      Cette technique consiste à exercer une compression circulaire sur le trajet d'une artère sectionnée, le plus pres possible du point de rupture. Cette compression s'exerce à l'aide d'un lien large (6 cm) noué solidement à l'aide d'un baton autour du membre atteint. Une bande triangulaire, une manche de chemise ou une cravate peuvent servir de lien (pas de corde, de fil ou de lacet). Il s'agit d'une mesure extrême qui pourra possiblement entrainer la perte du membre blessé, mais sauver la vie de la personne. Le garrot peut uniquement être appliqué sur un membre.
    • Quoi faire ?


    • 1. Appeler l'ambulance.
      2. Repérer la plaie.
      3. Coucher la personne, tête à plat, et soulever le membre blessé, si possible.
      4. Passer un lien large autour du membre, le plus près possible de la plaie, en évitant d'y toucher.


      5. Faire un premier noeud.
      6. Poser un bâton sur le noeud et faire deux autres noeuds autour du baton.


      7. Tourner le bâton jusqu'a ce que le saignement cesse. Il sera nécessaire de serrer fortement de facon à maitriser reellement le saignement artériel. Il ne faudra pas s'étonner que cela provoque de la douleur.


      8. Fixer le bàton en l'attachant à l'aide d'une autre bande.


      9. Inscrire, de manière visible, sure et le plus exactement possible l'heure et la minute de l'application du garrot (tourniquet) : T/4 : 16. Cette information doit être communiquée au personnel qui prendra en charge la victime.


    • Saignement de nez


      • Quoi faire ?
      • 1. Faire asseoir la personne, la tête légérement penchée vers l'avant.
        2. Desserrer ses vêtements au cou et lui demander de respirer par la bouche.
        3. Pincer le nez fortement juste en bas de la partie osseuse (ou demander à la personne de le faire).


        4. Comprimer pendant 5 minutes au moins, et plus longtemps si necessaire, afin de permettre la formation d'un caillot.
      • Une fois le saignement arrêté,


      • 5. Demander à la personne de ne pas se moucher pendant quelques heures.
        6. La diriger vers des soins spécialisés si le saignement persiste ou si les saignements du nez sont fréquents, s'ils s'accompagnent de maux de tête ou si la personne est connue pour avoir une tension arterielle élevée (hypertension).
        Le secouriste doit vérifier s'il y a sur les lieux un produit susceptible de causer des saignements de nez : solvants, colle sous pression, metal (électroplacage), etc.
        Note. - Si l'on soupconne une fracture du nez, il ne faut pas tenter d'arrêter le saignement en comprimant. Une fracture du crâne peut également provoquer un écoulement de sang par le nez ou les oreilles, ou les deux. Dans ce cas, il ne sert a rien, non plus, de comprimer.
    • hémorragie interne


    • L'hémorragie interne est causée par la perforation des tissus ou des organes internes, généralement à la suite d'une fracture, d'un coup ou d'un traumatisme par pénétration (clou, couteau, etc.). La plupart des blessures entrainant une hémorragie interne nécessitent une intervention chirurgicale d'urgence.
      • Signes et symptômes


      • Un ou plusieurs de ces signes et symptômes peuvent être constatés :
        - Pouls rapide et faible
        - Peau moite et froide
        - Nausées, vomissements
        - Paleur, frissons, sueurs froides, peau cireuse
        - Anxieté, sensation de soif
        - Faiblesse, somnolence, tendance à l'évanouissement
        - Respiration de plus en plus rapide, laborieuse, plus profonde, selon les cas
        - Perte graduelle de l'état de conscience
        - Sensibilité ou douleur à l'endroit de l'hémorragie
        - Meurtrissure et enflure
      • D'autres signes et symptômes peuvent aussi être observés, selon que l'hémorragie est localisée aux endroits suivants :


      • - Tête : comportement inhabituel, inconscience
        - Poumons : difficulté respiratoire, écume rosée à la bouche
        - Estomac : vomissement de sang
        - Abdomen : durcissement de l'abdomen, douleurs localisées ou diffuses; douleurs au toucher, peau bleutée
      • Quoi faire ?


      • 1. Appeler l'ambulance.
        2. Faire les mêmes gestes que s'il s'agissait d'un état de choc
        hémorragie
        Pression-Elevation-Repos
        Evaluation primaire
        - Vérifier l'état de conscience
        - Assurer l'aération (ouvrir les voies respiratoires)
        - Vérifier la respiration
        - Vérifier la circulation
        Objectifs de l'intervention
        1. Contrôler l'écoulement de sang
        2. Favoriser la formation d'un caillot
        Pour voir la plaie, découper les vêtements.
        S'il y a un objet dans la plaie, ne pas enlever l'objet.


        Pression
        - Avec la main (porter des gants)
        - Avec un pansement
        Elévation


        Repos
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