Accueil - Annonce - Annuaire - Dossiers d'actualités - Formation - Forums- Lexique - Tmédic B2C - Retour
Les devoirs et droit du personnel médical: Les textes théoriques
Déclaration de Hawaii:

(Association mondiale de psychiatrie, 1977, 1983)

En 1977, le Sixi?e Congr? mondial de psychiatrie r?ni ?Honolulu (Hawaii) a adopt?un code des obligations morales des psychiatres dont la r?action avait commenc?au d?ut de 1976. A cette m?e r?nion, l'Association mondiale de psychiatrie s'est engag? ?examiner toutes les all?ations d'abus de la psychiatrie ?des fins politiques; la mise en place d'un Comit?d'examen a ?? achev? en 1979 et celui-ci a tenu sa premi?e r?nion ? Paris en f?rier 1980.

Le statut du Comit?d'examen a ??modifi?au Septi?e Congr? tenu ?Viennes en juillet 1983 et il a ??rendu permanent avec un mandat ?argi.

Ce congr? de 1983 a adopt?des modifications mineures de la D?laration.

Le texte amend?est r?ig?comme suit :

D?laration de Hawaii

 

depuis l'aube de la culture, l'?hique a constitu?un ??ent essentiel de l'art de gu?ir. L'Association mondiale de psychiatrie consid?e qu'en raison de l'existence de diff?ences d'orientation des loyaut? et des attentes des m?ecins et des malades dans la soci?? contemporaine aussi bien qu'?cause de la nature d?icate de la relation entre m?ecin et malade, des principes ?hiques exigeants sont d'une importance particuli?e pour tous ceux qui sont impliqu? par leurs recherches et leur pratique dans l'exercice de la psychiatrie en tant que sp?ialit?m?icale. Les pr?entes recommandations ont ??pr?ar?s afin d'encourager une adh?ion scrupuleuse ?ces principes et afin d'emp?her un mauvais usage de concepts, de connaissances et de technologies psychiatriques.

Membre de la soci??en m?e temps que praticien de la m?ecine, le psychiatre doit prendre en compte aussi bien les implications ?hiques sp?ifiques de la psychiatrie que les r?les ?hiques impos?s ?tout m?ecin et que les responsabilit? que la soci??attribue ? chaque homme et ?chaque femme.

Bien que le comportement ?hique repose sur la conscience morale et sur le jugement personnel de chaque psychiatre, des recommandations ?rites sont n?essaires pour clarifier les implications ?hiques de la profession.

C'est pourquoi l'Assembl? g??ale de l'Association mondiale de psychiatrie a approuv? ces recommandations sur l'?hique ?l'intention des psychiatres, en tenant compte de l'existence de diff?ences consid?ables entre les diff?entes parties du monde en ce qui concerne les arri?e-plans culturels et les situations l?ales, sociales et ?onomiques. L'Association mondiale de psychiatrie consid?e que ces recommandations constituent des exigences minimales en ce qui concerne les principes ?hiques de la profession psychiatrique.

1) Le but de la psychiatrie est de traiter les maladies mentales et de promouvoir la sant?mentale. Autant qu'il en a la capacit? et en accord avec les connaissances scientifiques et les principes ?hiques reconnus, le psychiatre doit servir au mieux les int??s de son malade et doit aussi prendre en compte le bien commun et la n?essit? d'une distribution ?uitables des ressources relatives ?la sant? Un effort permanent de recherche et d'?ucation du personnel soignant, des malades et du public est n?essaire pour atteindre ces objectifs.

2) Tout psychiatre doit proposer au malade la meilleure th?apeutique existant ?sa connaissance et, si celle-ci est accept?, doit le traiter avec la sollicitude et le respect dus ?la dignit?de la personne humaine. si le psychiatre est responsable d'un traitement appliqu?par d'autres il doit surveiller et enseigner ses collaborateurs de mani?e comp?ente. Si cela appara? n?essaire, ou toutes les fois qu'une demande raisonnable en est pr?ent? par le malade, le psychiatre doit demander l'aide d'un autre coll?ue.

3) Le psychiatre aspire ?une relation th?apeutique fond? sur un accord r?iproque.

Dans les conditions optimales cette relation n?essite la confiance, le secret, la coop?ation et le partage de la responsabilit?

Dans le cas de certains malades, il est impossible d'?ablir une telle relation. Il faut alors entrer en contact avec un parent ou une autre personne proche du malade. Si et quand une relation est ?ablie dans un but autre que th?apeutique, par exemple en psychiatrie m?ico-l?ale, sa nature doit ?re expliqu? de mani?e d?aill? ?la personne concern?.

4) Le psychiatre doit informer le malade de la nature de ses troubles, des techniques th?apeutiques, y compris de l'existence d'?entuelles alternatives, et du r?ultat pr?isible. L'information doit ?re fournie avec ?ards et le malade doit avoir la possibilit?de choisir entre les m?hodes convenables disponibles.

5) Aucune d?arche ne doit ?re engag? et aucun traitement ne doit ?re donn?contre ou sans la volont?du malade, ?moins que, en raison de sa maladie mentale, il ne puisse porter un jugement sur ce qui est son int?? ou ?moins que l'absence du traitement puisse avoir des cons?uences graves pour le malade ou pour des tiers.

6) D? que disparaissent les circonstances qui ont rendu n?essaire de traiter le malade contre sa volont? le psychiatre doit cesser le traitement appliqu?contre la volont?du malade et, si la poursuite d'un traitement est n?essaire, doit informer le malade et/ou ses parents et les tiers concern? de l'existence de m?anismes d'appel concernant son internement ou toute autre plainte relative ?son bien-?re.

7) Le psychiatre ne doit jamais utiliser ses possibilit? professionnelles pour attenter ?la dignit?ou violer les droits de l'homme chez quelque individu ou quelque groupe que ce soit et ne doit jamais laisser des d?irs personnels, des sentiments, des pr?udices ou des croyances interf?er avec le traitement. En aucun cas le psychiatre ne doit utiliser les moyens de sa profession si l'absence de toute maladie psychiatrique a ???ablie. Si un malade ou un tiers lui demande d'entreprendre une activit?contraire ?la connaissance scientifique ou aux principes ?hiques, le psychiatre doit refuser sa coop?ation.

8) Tout ce que le malade a dit au psychiatre, et tout ce que celui-ci a remarqu?pendant son examen ou le traitement, doit ?re couvert par le secret, ? moins que le malade ne r??e le psychiatre de cette obligation, ou ?moins qu'il apparaisse n?essaire de rompre le secret pour ?iter des dommages graves au malade lui-m?e ou ? des tiers. Dans ces cas toutefois, le malade doit ?re inform? de la rupture du secret.

9) Le progr? et la diffusion des connaissances et des techniques psychiatriques n?essitent le concours des malades. Toutefois, le consentement ?lair?doit ?re obtenu du malade avant de pr?enter celui-ci ?des ?udiants et, si possible, lorsqu'une histoire clinique est utilis? dans une publication scientifique. dans ce cas toute mesure raisonnable doit ?re prise pour pr?erver la dignit? et l'anonymat du malade, et pour sauvegarder sa r?utation personnelle. La participation d'un malade ?un projet de recherche doit ?re volontaire, apr? que des informations compl?es lui aient ??donn?s sur le but, les techniques, les risques et les g?es de ce projet, et il doit toujours y avoir une relation raisonnable entre les risques et les g?es occasionn? par le projet, et les b??ices attendus. En recherche clinique, tout sujet doit garder et exercer tous les droits qu'il poss?e en tant que malade. En ce qui concerne les enfants et les autres malades qui ne peuvent pas eux-m?es donner un consentement ?lair? celui-ci doit ?re obtenu du proche qui en est responsable l?alement. Tout malade ou tout sujet participant ?une recherche est libre de se retirer de tout programme d'enseignement ou de recherche auquel il participe pour n'importe quelle raison et ?n'importe quel moment. Ce retrait, aussi bien que les refus de participer ?un programme, ne doivent jamais affecter les efforts du psychiatre pour aider le malade ou le sujet.

10) Le psychiatre doit suspendre tout traitement, tout enseignement ou tout programme de recherche qui pourrait aller ?l'encontre des principes de cette d?laration.

help
  Copyright - Advertissements - Contact - FAQ Copyright(c) 2001. Tmédic.com Tous droits réservés.